.

« Certains ont une peur bleue de l'inconnu et refusent tout changement qui les touchent personnellement. Ils ont des idées, des projets, des rêves, mais ne les accomplissent jamais, paralysés par mille peurs injustifiées, les pieds et les poings liés par des menottes dont ils sont pourtant les seuls à avoir la clé. Elle pend autour de leur cou, mais ils ne la saisiront jamais. »

Parce qu’on refuse de s'enfermer dans nos habitudes qui solidifient l'esprit, ni dans le confort engourdissant de ce que nous avons et savons déjà faire. Nous allons saisir cette clé afin d’aller au-delà de notre peur de l’inconnu. ( cf. L.Gounelle)

jeudi 29 septembre 2011

Valparaiso - Santiago

Sabado 24 Septiembre. Route- T’as pas vu ma frontale ?
On quitte la Serena sous la grisaille pour rejoindre Valparaiso (276 000 hab.). Nous empruntons à nouveau la Panaméricaine qui longe en bonne partie la côte pacifique avec ses plages, falaises et petits villages typiques du bord de mer. Cette côte déchiquetée, la mer agitée, la brume, sa lande verte et fleurie font penser à l’Irlande, mais les quelques cactus par endroits nous rappellent qu'on est bien en Amérique latine.

Arrivés à « Valpa », nous trouverons cette fois-ci une auberge rapidement. Nous dînerons dans le noir car comme l'a fait remarquer Nico dans son commentaire, une coupure de courant  touchera 10 millions de Chiliens. T’as pas vu ma frontale ??...

Domingo 25 Septiembre.Valparaiso c’est beau.
Balade dans Valparaiso, ville formée autour d’une grande baie et construite sur  de très nombreuses « bosses ». Il devient vite fatigant de se balader dans ses rues. Les maisons en tôles et en bois sont peintes d’une multitude de couleurs chatoyantes et aussi de fresques ou tags artistiques. Les architectes des bâtiments de France (ABF) seraient malades ici. Certaines maisons sont en équilibre au bord du vide. La ville est vraiment agréable, pleine de charme même si nous passons du beau au moins beau, d’une rue à l’autre. C’est une ville de bohème et d’artistes, le célèbre écrivain-poète Pablo Neruda y a séjourné.  À lire ci-dessous à la fin de cet article, un de ses textes qui est en adéquation avec ce que l’on vit. Le midi, nous verrons les nuages se disperser petit à petit pour découvrir la baie et son port.



Petite parenthèse, la ville a un réseau de bus, mais aussi un tram à pneus (Blague à Daniel : qui pneu le moins pneu le plus).
On continue notre tour en ville. On marche dans d'étroites ruelles, on monte des escaliers colorés, on prend un des ascenseurs et on accède aux différents miradors.









 Le moins beau...

Lunès 26 Septiembre. Vina del Mar et plus
Découverte de la ville voisine : Vina del mar. Cité balnéaire très Glückistique l'été, effectivement beaucoup plus d'immeubles, rues piétonnes commerçantes, mais quelques belles bâtisses et parcs font d'elle une cité quand même agréable. Nous verrons même une des statues (moaï) de l’île de Pâques, où nous ne passerons pas, choix budgétaire une fois de plus.







Nous longerons la côte en direction du nord. Paysages merveilleux, côté mer où les vagues du Pacifique viennent s'écraser sur les récifs rocheux. Par moment, le bleu nacré de la mer saupoudré de brume nous fait perdre l'horizon, le ciel et la mer se confondent. Nous déjeunerons à Concon (ça nous va bien), capitale gastronomique du Chili. Empanada au crabe avec fromages au menu.
Puis, toujours au nord, direction Horcon où, parait-il, le mouvement hippie (pip hourra) a débuté au Chili. Belle plage de sable à proximité du charmant petit port et plus loin les falaises. En une soixantaine de kilomètres, on aura vu une multitude de physionomies de rivages : lagunes, plaines et dunes de sable, falaises, récifs rocheux, manque plus que les marais. Retour en fin de journée à Valparaiso.







Martes 27 Septiembre. C’est à boire, à boire….
On quitte Valpa sous la brume en direction de Casablanca et ses vignobles. Région réputée pour son vin blanc, mais où le rouge est aussi présent. Nous randonnerons la matinée parmi les vignes. Nous rentrerons faire les curieux dans un des domaines les plus réputés de la région. Pas de visite pour nous, nous avons fait le choix d’aller chez un caviste acheter notre bouteille pour une dégustation… de plusieurs verres tant qu’à faire.


Retour à Valpa toujours sous la brume pour une ultime balade.
Ah oui ! On l’avait remarqué depuis notre arrivée au Chili, il faut 200 mètres de fil ici pour faire du cerf-volant.


Clin d’œil, nous avons pris un vin du cépage « Carménère ».
Ancien cépage populaire en France, le phylloxéra lui a mis une claque comme à tous les autres cépages français. Nos cépages ont lentement ressuscité de cette maladie grâce aux greffes sur des porte-greffes résistants issus d'espèces américaines. En gros, cette technique ne réussira pas aussi bien au Carménère. Sa culture devenant un défi, il sera presque totalement abandonné. C’est clair, ici il est à la mode et il représenterait près de 10% des cépages noirs cultivés au Chili. Merci, on a failli passer à côté d’un peu d’histoire sur nos vignes et d'une bonne bouteille. Hips. (http://selectionwineclub.ca/carmenere-2/)


Miércoles 28 Septiembre. Santiago… Hissé haut !
Direction Santiago, capitale du Chili avec environ 5 millions d'habitants, à (seulement) 540m d'altitude. En route, on aperçoit à nouveau les sommets enneigés des Andes.
 Les Glücks dans le métro.

Le reste de la journée, visite de la ville, parcs, principaux monuments, etc. Les Glücks flânent.




 Les Macson chiliens en concert devant l'école en grève.





Jueves 29 Septiembre. Santiago et bye bye

Encore une journée où nous userons les semelles de nos chaussures. Ascension du Cerro San Cristobal (863 m) et déjeuner au pied de la Virgen de la Inmaculada Concepcion (14 m de haut).
Maginifique vue sur Santiago et sa brume de pollution.

L’après-midi, en évitant quelques manifestations avec rues bloquées et affrontement des étudiants avec les forces de l’ordre, nous visiterons le Centro Cultural Matacuna 100 où nous participerons à une exposition artistique. En effet, les visiteurs peuvent choisir des photos sur magnets et les exposer sur des murs selon leurs envies. Le plus dur sera d’expliquer nos choix à la caméra. À vous de demander ce qu’on a pu leur dire…


 Les Glücks se prennent pour des artistes.   
Le mur de Julien
Le mur de Thierry

Nous prenons la direction de l’aéroport pour décoller cette nuit et arriver samedi matin en Nouvelle-Zélande.
C'est sûr maintenant Naïma, si on veut se revoir ça sera chez nous en Vendée ou chez toi en Allemagne, en France, en Espagne ou encore en Algérie, tu nous diras. Geneviève H. merci pour ton accueil et on se reverra chez nous. Bouclette et Barbichette, pareil, à la revoyure comme on dit chez nous, mais surtout pas à votre boulot en tout cas (pour rappel ils sont internes). On n'aura pas pu vous Glück-approuver, pourtant on ne doute pas qu'il y avait un potentiel. Puis on n'oublie pas toutes nos autres rencontres françaises, québécoises, allemandes, suisses, etc

Ne te prive pas d’être heureux !
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurt lentement
celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés.
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !
Pablo Neruda





samedi 24 septembre 2011

La Serena – Vallée d’Elqui : T’as pas vu mon maillot de bain ???

Martes 20 Septiembre.
Après treize heures de bus, de nuit, nous voilà à la Serena, ville côtière de 150 000 habitants. Nous quittons la région « Norte Grande » (dites norté grandé) pour le « Chico Norte » (petit nord). Comme d'habitude quand nous débarquons dans une ville, nous commençons par chercher l'office de tourisme puis un hôtel pas cher ou, depuis un mois, un camping, ou l'inverse. Et ensuite, nous cherchons le marché ou restaurant local et non touristico pour manger de façon économique. Voilà notre activité la majeure partie du temps qu'on ne peut publier dans le blog. Où dormir ? Où manger ? Et on ne vous parle pas des interminables temps d'attente dans les terminaux, arrêts de bus ou taxis collectifs.
Une nouvelle fois, nous constatons que c'est bel et bien l'hiver sur la côte. Triste temps et triste ville comme le bord de mer chez nous, l'hiver.

On cherchera toute la matinée un camping, mais la plupart sont fermés ou n'acceptent pas les tentes, car ici c’est la saison basse. Effectivement, les Glücks sont rares. On finira donc dans un petit hôtel. Où dormir, c’est fait. Puis on déjeunera non loin de la plage dans un restaurant justement pas cher que nous avions repéré en chemin. Le serveur franco-allemand-argentin nous demandera tout surpris ce qu'on fait là !! « C'est nul ici. » Oui oui, on a remarqué. On lui expliquera qu'on descend à nos rythme et envie sur Santiago et qu'on part dans les terres le lendemain. Après-midi d'hiver très tranquille. Internet et TV depuis San Pedro et le désert d’Atacama : les Glücks se reposent. Nos familles qui pensaient qu'on ne se reposait pas doivent être rassurées. Le calme avant la tempête néo-zélandaise, on se dit. Mais bon, faut pas que ça dure, car là, on commence vraiment à trouver le temps long.

Miércoles 21 Septiembre.
T'as pas vu mon maillot de bain !??? Laisse tomber, il ne fait même pas 15°C et l'eau aussi à mon avis… Eh oui, encore sous la grisaille et la fraicheur. Nous partons donc dans la vallée d'Elqui à 2h de bus à l'est.
On longe le Rio Elqui, les cultures de fruits, de légumes (choux-fleurs) et de vignes tout en hauteur avec des grands paravents. On remarquera bien vite que le vent est très présent dans la vallée.



Petit à petit, on redécouvre le ciel bleu et des sommets partiellement enneigés. Nos pieds en trépignent d'avance... Arrivés à Pisco Elqui (Alti. 1400 m), on retrouve du Glück, on recherche à nouveau un camping.
Après encore une longue prospection dans la ville, nous trouvons enfin un endroit où planter la tente. T'as pas vu mon maillot de bain !??? Laisse tomber, y a pas d’eau dans la rivière.
La ville et la vallée portent le nom de la fameuse boisson : le « Pisco ». Cette boisson déjà goûtée au Pérou. D'ailleurs, le Chili et le Pérou se battent pour savoir quel pays est à l'origine de cette boisson. Nous sommes donc ici en pleine région productrice du Pisco.

Jueves 22 Septiembre.
Ce matin, sortie VTT à nouveau. On loue deux VTT et un dalmatien (on n’a pas vu les 100 autres). 32km pour un col du Tourmalet, bon ok, un mont des alouettes en dénivelé, mais ça grimpe quand même ! Le chien fera toute la route au côté de Thierry, l’ami des bêtes.
Les lilas au bord des maisons sont fleuris, les vignes sont en pleine pousse.
Tiens, un terrain de foot..


À Alcohuaz, bourgade finale de notre ascension, il y a même un jardin d’orangers à côté de l’église et non un jardin d’os rangés comme chez nous (dédicace à Papa Daniel).

Dans la descente, attention au mexicain…

En fin de journée, direction La Vicuna.
On recommence : recherche de camping, le premier sera le bon : bel emplacement herbeux, cuisine, douche impeccable et pour nous tout seul. Trop bien.
Eh t'as pas vu mon maillot de bain !??? Laisse tomber, y a pas de piscine ! Mais si, regarde derrière le buisson.
Soirée de luxe : un tour dans la piscine, une bouteille de rouge chilien, un saucisson (plutôt un salami) et un bon film sur l’ordi.

Viernes 23 Septiembre.
Eh t'as pas vu mon maillot de bain ??... Non, Audrey et tant d’autres, il n’est pas où vous pensez. Journée ménage chez les Glücks et piscine ( eau à 20°C...).
Eh oui, dans une semaine nous débarquons chez les Kiwis et ils sont intransigeants avec le matériel de trekking qui rentre dans leur pays. En effet, ils protègent leur écosystème des invasions d’insectes ou autres : (voir Entrée / Séjour) http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/conseils-par-pays_12191/nouvelle-zelande_12325/index.html . Donc, nous nettoyons à fond notre tente et tous les accessoires afin de ne pas être bloqués à la douane là-bas. On quitte Vicuna pour retourner à la Serena. En chemin, Thierry se dit que ça ressemble à un endroit rêvé pour les Glücks. La montagne à deux heures de la mer et entre les deux, une immense retenue d'eau navigable. On a même vu certaines maisons avec un panier de basket dans la cour, et on ne parle pas des vignes. Ce n’est pas le top, tout ça ? Hein Raf ? Ne vous inquiétez pas, on ne pose pas nos sacs ici, on a plein d'autres endroits à voir et ici comme ailleurs il nous manquera toujours quelque chose...

Ce samedi 24, nous partons en direction de Valparaiso.